« Les abeilles disparaissent. » La phrase circule depuis vingt ans, sur des affiches, en légende de photos de ruches alignées. Elle recouvre deux phénomènes opposés, et c’est ce qui la rend inutilisable. D’un côté, un animal d’élevage dont le cheptel mondial progresse depuis soixante ans, et dont les colonies meurent pourtant en nombre chaque hiver. De l’autre, des centaines d’espèces sauvages sans éleveur pour les recompter au printemps, dont le recul est désormais mesuré espèce par espèce. Voici ce que les données publiques disent, ce qu’elles ne disent pas, et pourquoi la confusion tient si bien.
Une expression, deux populations sans rapport
Le premier malentendu est lexical. Le Muséum national d’Histoire naturelle rappelle que l’abeille à miel européenne, Apis mellifera, est dite « domestique » parce qu’elle est élevée par les humains. Il existe par ailleurs, en France, un millier d’espèces d’abeilles sauvages, qui ne produisent pas de miel et vivent pour la plupart en solitaire. Deux statuts, deux façons d’être comptées.
À l’échelle mondiale, le rapport de l’IPBES sur les pollinisateurs le formule sans détour : la grande majorité des espèces de pollinisateurs sont sauvages, dont plus de vingt mille espèces d’abeilles, auxquelles s’ajoutent des mouches, des papillons, des guêpes, des coléoptères, des oiseaux et des chauves-souris. Quelques espèces seulement sont largement gérées par l’homme, au premier rang desquelles l’abeille domestique. Autrement dit, l’insecte que tout le monde a en tête quand on parle de la disparition des abeilles représente une fraction minuscule des pollinisateurs, et c’est la seule dont on tienne un inventaire administratif. Le portrait des autres, celles qui nichent dans un talus ou une tige creuse, fait l’objet de notre page consacrée aux abeilles sauvages.
Le cheptel domestique mondial augmente depuis soixante ans
C’est le fait le plus contre-intuitif du dossier, et il est solidement établi. L’IPBES écrit que le nombre de ruches d’abeilles domestiques a augmenté à l’échelle mondiale au cours des cinq dernières décennies, même si des baisses ont été enregistrées sur la même période dans certains pays européens et en Amérique du Nord.
Un mot de ce passage reste flou ?
Une étude parue en 2022 dans Scientific Reports, qui reprend les séries de la FAO de 1961 à 2017, chiffre la tendance : le nombre de colonies gérées a progressé de 85 %, la production de miel de 181 % et le rendement par colonie de 45 %. Les auteurs ajoutent deux nuances. Rapporté à la population humaine, qui a crû de 144 %, le nombre de colonies par habitant a reculé de 19,9 %, passant de 13,6 à 10,9 colonies pour mille habitants. Et l’Europe comme l’Amérique du Nord sont restées, sur toute la période étudiée, en dessous de leur niveau de 1961 : ce sont l’Asie, l’Afrique et l’Amérique du Sud qui tirent la courbe mondiale vers le haut.
L’ordre de grandeur actuel confirme la trajectoire : l’office fédéral allemand de la statistique, à partir des chiffres de la FAO, situe le parc mondial autour de 101,7 millions de colonies en 2024, contre 69,4 millions en 1990.
En France aussi, le nombre de ruches monte
L’observatoire de FranceAgriMer publié en juillet 2025, qui porte sur les données 2024, donne la série des ruches mises à l’hivernage pour la production de miel : de 1 471 361 en 2017-2018 à 1 858 646 en 2023-2024, avec une hausse de 3,7 % sur la dernière saison renseignée. Les apiculteurs détenant plus de cinquante ruches en possèdent 1 317 546, soit 70,9 % du total.
Le même document invite à la prudence sur un point. Le nombre d’apiculteurs déclarés auprès de la DGAL, 68 571 au 31 décembre 2023, a bondi chez les détenteurs de moins de cinquante ruches. Mais l’observatoire attribue cette hausse « davantage à une campagne de communication de la DGAL auprès des apiculteurs sur leurs obligations de déclaration, qu’à une réelle augmentation du nombre d’apiculteurs ». Une statistique administrative mesure d’abord des déclarations.
Ce qui meurt vraiment : les colonies, chaque hiver
Le cheptel monte, et pourtant les colonies meurent. Les deux énoncés sont vrais en même temps, et c’est là que tout se joue.
Voir une colonie de près, lors d’un atelier ?
En France, l’enquête nationale de mortalité hivernale des colonies d’abeilles est conduite dans le cadre de la Plateforme ESA par un groupe réunissant notamment l’Anses, l’INRAE, l’ITSAP, la DGAl, GDS France et ADA France. Pour l’hiver 2022-2023, elle estime le taux de pertes à 25,6 %, dont 17,5 % de colonies mortes, le reste étant considéré comme accidenté ou sans valeur. Deux chiffres du même rapport se lisent ensemble : un tiers des répondants, 33,1 %, n’a déclaré aucune perte cet hiver-là, quand des regroupements de départements dépassaient 30 % dans l’est des Pyrénées, le nord et le Centre-Est. La mortalité n’est pas un brouillard uniforme, c’est une distribution très inégale.
À l’échelle internationale, l’enquête COLOSS portant sur trente-sept pays pour l’hiver 2019-2020 aboutit à un taux global de pertes hivernales de 18,1 %, réparti en 11,1 % de colonies mortes, 4,5 % de problèmes de reine insolubles et 2,6 % de pertes accidentelles, avec un écart entre pays allant de 7,4 % à 36,5 %. L’IPBES situe le contexte : depuis l’introduction généralisée de varroa, les pertes saisonnières en Europe et en Amérique du Nord dépassent souvent les 10 à 15 % qui étaient auparavant considérés comme normaux.
Les causes citées par les apiculteurs français eux-mêmes, dans l’enquête 2022-2023, sont d’abord la faiblesse des colonies à la mise en hivernage, puis le frelon asiatique pour les exploitations de moins de deux cents colonies, ou Varroa destructor pour les plus grandes. Chacun de ces facteurs a sa page : la vitalité de la colonie à l’entrée de la mauvaise saison est détaillée dans notre article sur les abeilles en hiver, le suivi de l’infestation dans celui consacré au traitement du varroa, et le prédateur dans notre page sur le piégeage du frelon asiatique. Les pathologies proprement dites relèvent de notre article sur les maladies des abeilles.
Le mécanisme qui réconcilie les deux chiffres : l’apiculteur divise
Rien ne contredit un cheptel qui grossit pendant que des colonies meurent, parce qu’un troupeau d’abeilles se reconstitue. L’IPBES l’écrit noir sur blanc : les apiculteurs peuvent, sous certaines conditions et à un coût économique associé, compenser ces pertes par la division des colonies gérées.
L’observatoire de FranceAgriMer mesure ce geste. Les apiculteurs professionnels pratiquent pour la plupart l’élevage d’essaims et de reines afin de renouveler une partie de leur cheptel, ce qui leur permet, écrit le rapport, de contrôler la génétique, de limiter l’introduction de bioagresseurs et de « pallier les pertes hivernales ». En moyenne, les apiculteurs enquêtés produisent 0,28 essaim et 0,35 reine par ruche en production, et le taux de remise en production au printemps 2024 s’établit à 76,4 %.
Le réseau de recherche Honey Bee Watch le dit autrement le 11 octobre 2025 : malgré l’augmentation récente du nombre de colonies gérées, obtenue en grande partie par la division manuelle des ruches, le secteur apicole continue de subir des mortalités alarmantes. Le stock tient, le flux est violent : ce n’est pas une extinction, c’est une usure permanente compensée par du travail et de l’argent.
L’exception de 2025 : les colonies sauvages d’abeilles domestiques
Un troisième niveau, ignoré du grand public, complique encore le tableau. Le 11 octobre 2025, à l’issue d’une réévaluation menée par Honey Bee Watch avec quatorze scientifiques et experts, les populations sauvages d’Apis mellifera sont passées, sur la Liste rouge de l’UICN, du statut Données insuffisantes à celui d’espèce En danger dans les vingt-sept pays de l’Union européenne.
Il s’agit bien de la même espèce que celle des ruchers, mais d’une autre population : les colonies dites libres, celles qui choisissent elles-mêmes leur site de nidification et vivent sans intervention humaine, dans des cavités d’arbres, des cheminées, des statues creuses. Le classement ne vaut que pour l’UE à vingt-sept, le statut restant Données insuffisantes à l’échelle paneuropéenne élargie, faute de données sur la répartition et la survie de ces colonies.
La leçon est instructive. Avant 2014, la rareté des études sur les colonies sauvages, combinée aux constats de mortalité sur les cheptels gérés, avait conduit à supposer qu’elles avaient disparu d’Europe. Elles étaient là. Personne ne les avait comptées.
Les pollinisateurs sauvages, eux, déclinent bel et bien
C’est le versant du dossier où le mot déclin est justifié. L’UICN a publié le 11 octobre 2025 la réévaluation européenne de plusieurs groupes, dont les abeilles, la première depuis les années 2010. Environ 10 % des abeilles sauvages d’Europe, soit au moins 172 espèces sur les 1 928 évaluées, sont menacées d’extinction, contre 77 espèces en 2014. Quinze espèces de bourdons et quatorze espèces de collètes y figurent désormais, et une andrène, Simpanurgus phyllopodus, seule représentante de son genre en Europe, est classée En danger critique. Du côté des papillons, 15 % des espèces européennes sont menacées, soit 65 sur 442, contre 37 en 2010.
Le progrès de connaissance est aussi spectaculaire que le constat : la proportion d’abeilles sauvages classées Données insuffisantes est tombée de 57 % en 2014 à 14 %. Cet écart mesure ce que l’on ignorait dix ans plus tôt, quand la formule sur la disparition des abeilles circulait déjà partout.
L’ordre de grandeur du recul reste malgré tout difficile à établir globalement. Le Muséum note que le nombre d’espèces d’insectes pollinisateurs et la taille des populations de nombreuses espèces diminuent, que dans certains endroits cette baisse est de l’ordre de 70 % à 90 %, et ajoute une phrase à lire attentivement : « Si le phénomène est encore difficile à chiffrer globalement, le constat est là. »
Les menaces identifiées par l’UICN en 2025 sont d’abord la perte d’habitat, avec l’intensification agricole et forestière et, à l’inverse, l’abandon des terres les moins productives, puis les dépôts azotés liés aux engrais, l’usage généralisé des pesticides et le changement climatique.
Quand les ruches font concurrence aux sauvages
La confusion inverse parfois l’intention : installer des ruches n’est pas une mesure de protection des pollinisateurs sauvages, et peut jouer contre eux.
Une étude publiée en 2019 dans PLOS ONE, menée à Paris entre 2014 et 2016, a mesuré les taux de visite des pollinisateurs sauvages en fonction de la densité de colonies domestiques alentour. La corrélation est négative et significative, à 500 mètres (pente de −0,614, p = 0,001) comme à 1 000 mètres (pente de −0,489, p = 0,005). Les auteurs rappellent le contexte : les politiques urbaines en faveur des pollinisateurs se sont souvent réduites à la promotion de colonies domestiques, ce qui a fortement augmenté le nombre de ruchers en ville.
Cette corrélation, observée dans une seule ville, ne se transpose pas mécaniquement ailleurs. Mais elle rejoint un constat de l’IPBES : les abeilles domestiques gérées ne compensent souvent pas entièrement la perte des pollinisateurs sauvages, elles sont moins efficaces sur de nombreuses cultures, et la contribution des sauvages à la production agricole est sous-évaluée.
Ce que recouvre vraiment la formule « un tiers de notre alimentation »
Trois chiffres de l’IPBES, souvent mélangés, méritent d’être remis à leur place. Plus des trois quarts des principaux types de cultures alimentaires mondiales dépendent au moins en partie de la pollinisation animale pour leur rendement ou leur qualité : c’est un décompte d’espèces cultivées, pas de tonnages. Les cultures dépendantes des pollinisateurs représentent 35 % du volume de la production agricole mondiale. Enfin, la part de cette production directement attribuable à la pollinisation animale est estimée à 5 à 8 %, pour une valeur marchande annuelle de 235 à 577 milliards de dollars de 2015.
Sur le versant sauvage, le rapport estime que près de 90 % des espèces de plantes à fleurs sauvages dépendent au moins en partie du transport du pollen par les animaux. Aucun de ces chiffres ne dit que nous aurions quatre ans à vivre sans les abeilles.
Deux récits qui brouillent le sujet
Le premier est une citation. La phrase selon laquelle Albert Einstein aurait calculé qu’à la disparition des abeilles l’humanité n’aurait plus que quatre ans devant elle n’a aucune source. Le travail de Quote Investigator ne trouve aucun élément attribuant à Einstein une telle déclaration, et la compilation de référence d’Alice Calaprice la range dans la catégorie « probablement pas d’Einstein ». Détail savoureux pour un lecteur français : la version aux quatre ans apparaît d’abord en français, en mai 1965, dans La Vie des Bêtes et l’Ami des Bêtes, sous la plume de Pierre Pascaud.
Le second est un sigle. Le syndrome d’effondrement des colonies, en anglais colony collapse disorder, désigne un phénomène précis, apparu à l’hiver 2006-2007 aux États-Unis : selon l’Agence américaine de protection de l’environnement, la majorité des ouvrières d’une colonie disparaît, laissant derrière elle la reine, des réserves abondantes et quelques nourrices. Sa part a fondu, d’environ 60 % des ruches perdues en 2008 à 31,1 % en 2013, et les premiers rapports sur les pertes de 2014-2015 ne le mentionnent plus. L’employer pour les colonies françaises d’aujourd’hui est un contresens.
Les causes : ce qui est établi, ce qui ne l’est pas
Sur l’origine des troubles, la position des institutions est constante et prudente. L’éditorial du numéro spécial abeilles du Bulletin épidémiologique de l’Anses pose que l’origine multifactorielle des troubles de santé observés chez l’abeille mellifère s’impose à la communauté scientifique.
L’IPBES liste les menaces : changement d’usage des sols, gestion agricole intensive et usage des pesticides, pollution, espèces exotiques envahissantes, agents pathogènes et climat. Puis il ajoute la réserve décisive : relier explicitement les déclins de pollinisateurs à un facteur particulier, ou à une combinaison de facteurs, se heurte à la disponibilité des données et à la complexité du problème. Sur les pesticides, le rapport est tout aussi net : la manière dont les effets sublétaux mesurés sur des insectes isolés se répercutent sur les colonies et les populations, en particulier sur le long terme, n’est pas résolue.
Disons-le clairement : attribuer un pourcentage de mortalité à une cause unique n’est pas une opération que les données publiques permettent aujourd’hui. Les décisions réglementaires, elles, ont été prises sans attendre cette certitude : en France, l’interdiction des produits phytopharmaceutiques contenant des néonicotinoïdes est entrée en vigueur le 1ᵉʳ septembre 2018, sur cinq substances nommées par le ministère, imidaclopride, clothianidine, thiaméthoxame, thiaclopride et acétamipride.
Ce que cela change quand on veut agir
Trois conséquences pratiques en découlent.
D’abord, parrainer une ruche est un soutien à un apiculteur, pas une mesure de conservation : les abeilles domestiques disposent déjà d’un éleveur qui compense leurs pertes, les espèces sauvages menacées non.
Ensuite, l’UICN nomme ce qui manque aux pollinisateurs sauvages, et ce ne sont pas des ruches, ce sont des habitats : ils dépendent largement des paysages ruraux traditionnels, en particulier des prairies fleuries issues d’une gestion non intensive.
Enfin, le vocabulaire compte. Un article qui illustre le déclin des pollinisateurs sauvages avec la photo d’un rucher ne renseigne personne. Sur ce sujet, la disparition des abeilles est moins une affaire de conviction que de précision.
Questions fréquentes
Les abeilles sont-elles vraiment en train de disparaître ?
Cela dépend de laquelle on parle. Le nombre de colonies domestiques gérées augmente mondialement depuis cinq décennies selon l’IPBES, et les ruches mises à l’hivernage en France sont passées de 1 471 361 en 2017-2018 à 1 858 646 en 2023-2024 selon FranceAgriMer. En revanche, environ 10 % des espèces d’abeilles sauvages d’Europe sont menacées d’extinction d’après l’évaluation UICN d’octobre 2025, et les populations libres d’Apis mellifera y sont classées En danger.
Pourquoi le nombre de colonies augmente-t-il si les abeilles meurent autant ?
Parce que l’apiculteur reconstitue son cheptel. L’IPBES indique que les apiculteurs peuvent, sous certaines conditions et à un coût économique, compenser les pertes par la division des colonies. FranceAgriMer mesure ce geste : les apiculteurs enquêtés produisent en moyenne 0,28 essaim et 0,35 reine par ruche en production, notamment pour pallier les pertes hivernales.
Quel est le taux de mortalité hivernale des colonies en France ?
Pour l’hiver 2022-2023, l’enquête nationale ENMHA estime les pertes à 25,6 %, dont 17,5 % de colonies mortes. Le chiffre recouvre des situations très différentes : un tiers des répondants n’a déclaré aucune perte, tandis que certains regroupements de départements dépassaient 30 %. Les résultats des hivers suivants n’ont pas pu être consultés à leur source pour cet article.
Qu’est-ce que le syndrome d’effondrement des colonies ?
Un phénomène apparu à l’hiver 2006-2007 aux États-Unis, défini par l’Agence américaine de protection de l’environnement comme la disparition de la majorité des ouvrières d’une colonie, qui laissent derrière elles la reine, des réserves abondantes et quelques nourrices. Sa part dans les pertes déclarées a chuté d’environ 60 % en 2008 à 31,1 % en 2013, et il n’était plus mentionné dans les premiers rapports de pertes de 2014-2015.
Einstein a-t-il dit que l’humanité mourrait quatre ans après les abeilles ?
Non. Aucune source n’attribue cette phrase à Albert Einstein, et la compilation de référence de ses citations la classe parmi celles qui ne sont probablement pas de lui. La version aux quatre ans apparaît en français en mai 1965, dans une revue animalière, sous la signature de Pierre Pascaud.
Installer une ruche aide-t-il les abeilles sauvages ?
Rien ne le montre, et une étude parisienne publiée en 2019 dans PLOS ONE observe l’inverse en ville : les taux de visite des pollinisateurs sauvages y sont corrélés négativement à la densité de colonies domestiques alentour, à 500 comme à 1 000 mètres. Corrélation locale, à ne pas généraliser, mais qui invite à ne pas confondre soutien à l’apiculture et conservation.
Les pesticides sont-ils la cause principale de la mortalité des abeilles ?
Aucune source institutionnelle ne permet de l’affirmer sous cette forme. L’Anses retient une origine multifactorielle, et l’IPBES précise que relier explicitement les déclins à un facteur donné se heurte à la disponibilité des données, et que la répercussion des effets sublétaux des pesticides sur les colonies et les populations n’est pas résolue. La France a néanmoins interdit cinq néonicotinoïdes à compter du 1ᵉʳ septembre 2018.
Sources et références
- IPBES. Summary for policymakers of the assessment report of the Intergovernmental Science-Policy Platform on Biodiversity and Ecosystem Services (IPBES) on pollinators, pollination and food production, 2016, ISBN 978-92-807-3568-0, fichier daté du 22 février 2017. PDF officiel (messages clés 1, 2, 6, 10, 11, 12, 13, 14 et 18).
- Phiri B.J., Fèvre D., Hidano A. « Uptrend in global managed honey bee colonies and production based on a six-decade viewpoint, 1961-2017 », Scientific Reports, 2022, 12, 21298. DOI 10.1038/s41598-022-25290-3, PMCID PMC9734161.
- Gray A. et al. « Honey bee colony loss rates in 37 countries using the COLOSS survey for winter 2019-2020 », Journal of Apicultural Research, 2023, 62(2), 204-210. DOI 10.1080/00218839.2022.2113329, résumé consulté sur le dépôt ouvert Strathprints.
- Plateforme ESA. Enquête nationale de mortalité hivernale des colonies d’abeilles (ENMHA), premiers résultats 2022-2023, 18 juillet 2023. PDF consulté via le miroir frgdsaura.fr.
- FranceAgriMer. Observatoire 2025 de la production de miel, de gelée royale et des autres produits de la ruche (données 2024), juillet 2025, étude Agrex Consulting. franceagrimer.fr.
- Muséum national d’Histoire naturelle. Le déclin des insectes pollinisateurs, publié le 18 mai 2022, mis à jour le 16 janvier 2023, validation scientifique Colin Fontaine (CNRS-MNHN). mnhn.fr.
- UICN. Mounting risks threaten survival of wild European pollinators : IUCN Red List, communiqué de presse du 11 octobre 2025, Abou Dabi. iucn.org.
- Honey Bee Watch. Wild Honey Bees Receive New IUCN Red List Status, communiqué international du 11 octobre 2025, quatorze assesseurs. PDF sur coloss.org.
- US Environmental Protection Agency. Colony Collapse Disorder. epa.gov.
- Ropars L., Dajoz I., Fontaine C., Muratet A., Geslin B. « Wild pollinator activity negatively related to honey bee colony densities in urban context », PLOS ONE, 2019, 14(9), e0222316. DOI 10.1371/journal.pone.0222316.
- Anses. Bulletin épidémiologique santé animale et alimentation, n° 81 Spécial Abeilles, éditorial. be.anses.fr.
- Ministères Écologie Énergie Territoires. Entrée en vigueur de l’interdiction des néonicotinoïdes le 1ᵉʳ septembre, communiqué du 31 août 2018. archive-2017-2022.ecologie.gouv.fr.
- Destatis, office fédéral allemand de la statistique, rubrique International statistics. Global honey bee population on the rise, d’après les estimations de la FAO, page mise à jour le 16 mars 2026. destatis.de.
- Quote Investigator. Quote Origin : If the Bee Disappeared Off the Face of the Earth, Man Would Only Have Four Years Left To Live, 27 août 2013, mis à jour le 3 octobre 2024. quoteinvestigator.com.
Les citations des sources 1, 2, 3, 7, 8, 9, 10, 13 et 14, publiées en anglais, sont traduites par nos soins. Les résultats des enquêtes ENMHA postérieures à 2022-2023 n’ont pas pu être consultés à leur source : ils ne sont donc pas cités.
Cet article est un document d’information générale rédigé à partir de sources publiques. Il ne constitue ni un avis sanitaire, ni un conseil de conduite apicole, ni une prise de position réglementaire. Les données citées portent la date de leur publication et ne décrivent pas nécessairement la situation du jour.
Photographie d’illustration : « a solitary bee on a giant knapweed (Centaurea macrocephala) », par Conall (Downpatrick, Irlande du Nord), 7 juillet 2019, via Wikimedia Commons, licence CC BY 2.0. Image recadrée en 1200×630 pour cette page. L’espèce photographiée n’est pas déterminée : le photographe lui-même s’interroge sur son identification dans la description d’origine.